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  • AYL

Interview avec une practicienne de yoga. Une meilleure acceptation de moi et des autres.

Dernière mise à jour : 22 mai

L'objectif principal est d'avoir une meilleure compréhension de l'état de la pratique de yogis afin que nous puissions leur enseigner selon leur aptitude à l'avenir. Cela devrait également permettre aux praticiens de mieux se positionner dans la pratique du yoga.


Ce mantra de paix est tiré du Krishna Yajurveda Taittiriya Upanishad (2.2.2) : saha nau Bhunaktu (Puissions-nous être nourris dans notre pratique); saha vīryam karavāavahai (Puissions-nous travailler ensemble avec de bonnes énergies); tejasvi navadhītamastu (Puissions-nous étudier avec efficacité).

1. Quelle est votre métier, quel âge avez-vous, quels sont vos hobbies ?


Je suis éclairagiste et régisseuse de théâtre.

J’ai 48 ans.

Mes hobbies sont l’équitation, la marche, j’aime tout ce qui est artistique.

2. Depuis combien de d'années avez-vous appris l'Ashtanga Vinyasa Yoga ? Pourquoi avoir choisi l'Ashtanga Vinyasa Yoga ?


J’ai commencé l’Ashtanga Vinyasa Yoga il y a 3 ans. J’ai fait les intros 1, 2 et 3 puis enchaînés avec la pratique Mysore.

J’ai choisi l’Ashtanga Vinyasa Yoga parce que je cherchais à faire une activité physique qui m’assouplisse et en même temps me calme, m’aide à gérer le stress. Par rapport à l’équitation, il faut aussi savoir gérer ses émotions. J’avais besoin de faire quelque chose avec mon corps. Je ne voulais pas forcément faire du yoga. J’avais une collègue qui faisait de yoga, elle m’a dit que grâce au yoga, j’allais apprendre à sentir mon corps, et ça, ça m’a parlé, j’avais envie de faire quelque chose tôt le matin, j’ai vu que l’Ashtanga Vinyasa était le seul yoga qui était proposé tôt, et en ayant vu votre site internet accueillant ça m’a parlé parce que ça avait l’air assez actif. Mais la principale raison, c’était d’avoir une pratique tôt le matin. Mais ce que j’aime dans l’Ashtanga Vinyasa en style Mysore, c’est que j’ai appris à pratiquer seul.

3. Quelles ont été les difficultés que vous avez rencontrées au début de la pratique ?


Les difficultés physiques, de souplesse, mais aussi de compréhension, j’avais des doutes, à savoir si ce que je faisais était juste, mais c’est avec la pratique que les doutes se sont dissipé. Le fait que l’on ne parle pas beaucoup pendant la pratique et d’être confrontée à moi, c’était difficile, j’avais une sorte de frustration. Mais c’est là que j’ai le plus appris, par rapport à l’acceptation de mes limites. Au début, on se compare avec les autres et puis avec les outils de la pratique, on s’aperçoit vite qu’on fait ça pour nous et pas pour les autres. Ayant fait les intros au début, et en les voyant maintenant elles ont évolué, elles sont certainement plus adaptées, il y a plus de compréhension maintenant que lorsque je les ai faites. Je me rappelle du premier cours, j’avais mal partout, mais c’était normal, j’avais besoin de reconnecter avec mon corps. Le fait de se lever le matin tôt n’était pas évident, mais une fois dans la salle, j’ étais contente d’être là.

4. Est-ce que la pratique du yoga produit des changements physiques et mentaux dans votre vie?


Oui, principalement ce côté d’une meilleure acceptation de moi et des autres.

Sur le plan physique, j’ai des souvenirs des débuts où je sentais une différence par rapport au mouvement produit sur le tapis que je retrouvais dans la vie quotidienne, une plus grande aisance dans les mouvements, dans la façon de bouger.

La respiration que je trouve extraordinaire, un bénéfice énorme, ça me permet de détendre certaines parties du corps qui sont des fois tendues.

Après Savassana, je me sens posée.

Je fais aussi de la méditation transcendantale avant d’aller me coucher, ce qui m’aide à préparer mes nuits.

5. A ce stade, quel est votre objectif pour pratiquer le yoga ?


C’est de venir tous les matins, non, en fait, je n’ai pas de but, c’est d’avancer. J’ai besoin de venir à la salle de pratique, de me sentir bien et de rester éveillée. Je sais que je vais avoir des moments bientôt où je ne pourrais pas venir régulièrement parce que je vais devoir travailler à l’extérieur, et j’aimerais bien arriver à le faire seul de mon côté, c’est encore une étape que je n’ai pas franchie.